“Rappelle ces vérités aux croyants en les suppliant devant le Seigneur de ne pas se livrer à des disputes de mots : elles ne servent à rien, si ce n'est à la ruine de ceux qui écoutent. Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme qui a fait ses preuves, un ouvrier qui n'a pas à rougir mais qui expose avec droiture la parole de la vérité. Évite les bavardages profanes, car ceux qui s'y livre avanceront toujours plus dans l'impiété et leur parole propagera son infection comme la gangrène.” 2 Timothée 2. 14-17
Nous avons parlé samedi dernier de la conduite de Charles Studd (18601931), un évangéliste dévoué et efficace, en nous encourageant à imiter sa foi (Héb. 13. 7). Au cours d’un repas avec des hommes d’affaires, il leur a expliqué comment il a mis en pratique les recommandations de l’apôtre Paul :
« Messieurs, vous venez de faire un excellent repas, vous êtes dans de bonnes dispositions pour que je vous parle sans détours. Je ne vais pas vous parler comme un professeur ou un pasteur. Je vous parlerai dans le langage ordinaire que nous employons tous les jours dans le combat de la vie ou dans des entretiens d’homme à homme.
J’ai pratiqué autrefois une autre religion : celle où l’on se perd dans les subtilités, où l’on parle du bout des lèvres, où l’on retient son souffle, où l’on sonde la Bible pour y chercher des vérités cachées, mais où il n’y a pas d’application dans la vie quotidienne.
Un jour, la transformation s’est faite en moi. Les choses me sont apparues dans leur réalité. Les paroles douces à l’excès sont devenues un langage vigoureux et ce qui n’était que discussions sans fin est devenu un vrai engagement sur le terrain de la vie. Les mots se sont changés en actes. Les commandements de Christ ont cessé d’être des « récitations du dimanche » pour devenir des appels personnels de Dieu auxquels il faut obéir, sous peine de perdre la face à ses propres yeux.
Se rallier aux principes d’un credo s’est transformé sans hésiter en obéissance et en action. L’orthodoxie est devenue réalité. Au lieu de répéter “Seigneur, Seigneur” le plus respectueusement possible, tout en restant sourd aux plus élémentaires commandements, j’ai commencé à regarder réellement Dieu comme mon Père, à m’appuyer sur lui comme sur un vrai père et à lui faire confiance. En d’autres termes, j’ai laissé tomber la bigoterie et le formalisme et je suis devenu un chrétien authentique. »
Source (Plaire au Seigneur)