“Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.” Jean 3. 14, 15
La traversée du désert s’achève ; après 40 ans d’errance douloureuse, le peuple d’Israël se trouve aux portes du pays promis. Mais le roi d’Arad refuse de le laisser traverser son pays pour rejoindre Canaan, il faut donc le contourner. Le peuple alors se révolte contre Moïse et contre l’Éternel, il les accuse, il se plaint : nous aurions mieux fait de rester en Égypte au lieu de venir mourir dans le désert. Dieu envoie alors des serpents venimeux ; comment obtenir la guérison des morsures ? Il suffit de regarder vers le serpent d’airain que Moïse a placé sur une perche (Nom. 21).
1 500 ans plus tard, Jésus va révéler au docteur de la loi Nicodème la signification de cet événement. Il s’est servi de cette illustration pour nous faire comprendre que, par sa mort sur la croix, il détruisit le mal qui nous condamnait : le péché. “Là où le péché abondait, la grâce a surabondé” (Rom. 5. 20).
L’Israélite mordu par le serpent vivait s’il regardait au serpent d’airain (Nom. 21. 9). Comme le serpent était élevé sur une perche, Jésus a été élevé sur un poteau de bois afin que ceux qui le regardent par la foi vivent. Comme le regard de foi vers le serpent sur la perche, le regard de foi vers Jésus sur la croix procure guérison et miséricorde ; la souffrance et la mort de la croix sont la manifestation de la miséricorde de Dieu. Pour obtenir le pardon, il ne faut pas regarder à soi, à une religion, à de bonnes ou mauvaises actions, à ses capacités… il faut regarder à Jésus afin de saisir cette vie qu'il nous offre par sa mort.
Dieu n’a pas envoyé Jésus pour condamner l’homme, mais pour lui montrer par la croix sa propre condamnation et aussi le chemin du salut. Ceux qui refusent de regarder restent sous le châtiment, ils ont été mordus par le serpent et se meurent déjà. Mais ceux qui regardent à Jésus comme la solution pour leur vie sont alors rachetés, délivrés, sauvés… “Lorsque vous étiez morts dans vos fautes…, il vous a vivifiés ensemble avec lui ; il nous a pardonné toutes nos fautes” (Col. 2. 13).
Source (Plaire au Seigneur)