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Qui comprendra ?

“Écoutez-moi, îles et soyez attentives peuplades lointaines ! L’Éternel m’a appelé dès le ventre ; dès les entrailles de ma mère il a fait mention de mon nom… Et il m’a dit : Tu es mon serviteur, Israël, en qui je me glorifierai. — Et moi j’ai dit : J’ai travaillé en vain, j’ai consumé ma force pour le néant et en vain ; toutefois mon jugement est par devers l’Éternel, et mon œuvre par devers mon Dieu.” Ésaïe 49. 1-4

 

Les versets du jour nous introduisent dans une section du livre d’Ésaïe allant jusqu’au chapitre 57 inclus qui révèle le Fils de Dieu avec une précision remarquable. Ils sont l’évidente démonstration de l’inspiration divine de l’Écriture : “de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint” (1 Pi. 1. 21).

C’est le serviteur de l’Éternel qui parle. Il s’adresse aux “îles” et aux “peuplades lointaines”, c’est-à-dire aux peuples païens. On apprend qu’il sera un être humain qui naîtra d’une mère et qu’il a été choisi depuis toujours par l’Éternel. Le salut qu’il va accomplir n’est pas uniquement destiné à Israël, mais au monde entier. C’est, de fait, l’annonce de la naissance de Jésus telle qu’elle sera, sept siècles plus tard, relatée au début de l’évangile selon Luc, accompagnée de la révélation de l’universalité du salut (Luc 2. 7, 30, 31).

Or l’Esprit poursuit sa prophétie annonçant :

− d’une part, que Dieu sera glorifié dans le Fils, comme formellement déclaré pour le temps (Jean 14. 13) et pour l’éternité (Phil. 2. 11),

− d’autre part, que sous les traits du parfait serviteur, du vrai Israël, le Fils s’afflige de l’apparente inutilité de son pénible et infructueux labeur parmi son propre peuple (Matt. 23. 37). Il est toutefois parfaitement conscient et confiant que Dieu soit seul qualifié pour émettre une équitable évaluation de son ministère (1 Pi. 2. 23).

En lisant une aussi lumineuse prophétie, il semble inconcevable qu’avec toute leur connaissance de l’Écriture, ni scribes ni pharisiens n’aient, à l’exemple de Siméon, discerné le Messie promis dans le petit enfant apporté au temple. Mais plus impensable encore c’est qu’ils l’aient poursuivi de leur haine et rejeté quand tout son ministère a mis au grand jour ses perfections annoncées.

C’est avec une profonde reconnaissance que nous découvrons par l’Esprit les merveilles “de celui qui est plus beau que les fils des hommes”. Elles nourrissent notre amour pour lui, nous aident à entrer dans la communion de ses souffrances, enrichissent notre louange et notre adoration.

Source (Plaire au Seigneur)

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