“En effet, un temps viendra où les hommes ne supporterons pas la sainte doctrine. Au contraire ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule d'enseignants conformes à leurs propres désirs. Ils détourneront l'oreille de la vérité et se tourneront vers les fables.” 2 Timothée 4. 3, 4
Nous constatons tous les jours autour de nous que la parole prophétique de Paul est déjà aujourd’hui une réalité. De son temps, les mauvais enseignements commençaient à se répandre : certains chrétiens mettaient en doute la résurrection, d’autres revenaient à la Loi de Moïse, d’autres encore prétendaient n’être pas obligés de travailler pour assurer leur propre subsistance, etc.
Quand Paul écrit cette lettre, il est prisonnier à Rome, dans le « couloir de la mort » ; il sait qu’il a terminé son service. Tout en demandant à Timothée de venir à Rome dès que possible pour recevoir ses dernières instructions, l’apôtre commence par lui faire les recommandations qui lui tiennent le plus à cœur. Avec la plus grande insistance, il adjure Timothée de prêcher la Parole de Dieu (2 Tim. 4. 1, 2). Timothée n’a alors que l’Ancien Testament à sa disposition, et pas sous la forme facile à utiliser que nous connaissons. Il devait aussi s’appuyer sur la saine doctrine, les enseignements qu’il avait reçus de l’apôtre (2 Tim. 1. 13 ; 2. 1 ; Col. 1. 25).
Apprécions le privilège de posséder l’intégralité de la Bible. C’est la soumission à Dieu et à sa Parole qui peut nous garder des mauvais enseignements. Tenons compte de la Parole de Dieu tout entière, car la caractéristique d’un mauvais enseignement, c’est de mettre l’accent sur un aspect de la vérité divine au détriment d’autres, tout aussi importants. Lisons la Parole de Dieu avec l’éclairage du Saint Esprit pour ne pas la tordre par des pensées humaines.
Paul le souligne : nous sommes toujours disposés à faire ressortir dans la Parole ce qui nous convient. Le légaliste y trouvera des encouragements à se séparer des autres pour les raisons les plus futiles ; le mondain déclarera volontiers que toutes choses lui sont permises ; le mystique s’appliquera à faire souffrir son corps jugé mauvais ; l’exalté se sentira poussé par un esprit d’où le sobre bon sens est absent, etc.
Certains faux enseignements existaient du temps des apôtres. Ceux-ci ont eu la possibilité de nous mettre en garde. Mais Satan ne désarme pas pour troubler ou séduire les croyants. Notre sauvegarde est de nous attacher à toute la Parole de Dieu pour la lire et la pratiquer dans la dépendance de l’Esprit Saint.
Source (Plaire au Seigneur)