“Il ne faut pas que l’esclave du Seigneur conteste, mais qu’il soit doux envers tous, capable d’enseigner, ayant du support, redressant avec douceur les opposants…” 2 Timothée 2. 24, 25
Cette lettre se présente comme le testament spirituel de Paul qui déclare : “Le temps de mon départ est arrivé” (2 Tim. 4. 6). Aussi donne-t-il, dans le chapitre 2, des jalons à Timothée pour la suite de son service, des points de repères très concrets et faciles à retenir.
– v. 1 : “mon enfant”, celui qui doit fidèlement faire connaître aux autres les enseignements de son père spirituel ;
– v. 3 : un “bon soldat de Jésus Christ”, qui accepte de souffrir et d’abandonner ses aises pour combattre comme son capitaine le lui demande ;
– v. 5 : un “athlète”, qui connaît bien le règlement de la course et qui s’y conforme.
– v. 6 : un “cultivateur”, caractérisé par la patience et l’espérance : il travaille aujourd'hui pour récolter demain, peut-être déjà sur la terre, mais en tout cas, un jour, dans le ciel ;
– v. 15 : un “ouvrier”, ou plutôt un artisan très qualifié ; il a fait ses preuves et n’a pas à rougir de son ouvrage dont il poursuit la réalisation ;
– v. 21 : “un vase”, c’est-à-dire un ustensile utile, prêt en tout temps à être employé à la tâche à laquelle son Maître l’appellera ;
– v. 24 : “l’esclave du Seigneur” ; le service d’enseignement qui lui était confié et l’autorité qui découlait de ses liens avec Paul pouvaient inciter Timothée à se croire plus important que d’autres. L’apôtre lui rappelle, dans le verset d’aujourd'hui, qu’il est un esclave, avec d’autres, au service du Seigneur.
Ainsi en est-il aujourd'hui encore : un serviteur que Dieu a particulièrement qualifié pour enseigner reste un esclave du Seigneur qui ne doit pas tomber dans le travers des “questions folles et stupides… [qui] font naître des contestations” (2 Tim. 2. 23).
Il ne doit manifester aucune dureté, mais se mettre aux pieds des autres, dans l’esprit de douceur qui caractérisait son Seigneur et Maître. Pas de favoritisme pour les uns ou pour les autres : c’est envers tous qu’il doit être doux, s’approchant de chacun d’eux dans l’intention de comprendre leurs besoins et de les instruire plutôt que de leur prouver qu’il a raison.
Que chaque croyant soit dans un état spirituel semblable à celui que Paul souhaitait pour Timothée !
Source (Plaire au Seigneur)