“Tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre. Mais les pharisiens et les scribes murmuraient : Celui-ci accueille des pécheurs et mange avec eux.” Luc 15. 1, 2
Le Seigneur Jésus a souvent enseigné à l’occasion de repas pris avec toutes sortes de personnes.
S’il mange et boit avec des pécheurs et des publicains (qui collectent des impôts pour l’occupant romain), c’est pour être proche d’eux et apporter la grâce là où les besoins sont les plus grands.
À table chez un pharisien qui a manqué d’égards envers lui, Jésus lui enseigne ce qu’est l’hospitalité, la miséricorde, le pardon (Luc 7. 36-50). Chez un autre, il donne des conseils aux invités pour le choix de leur place à table et montre que toutes les classes sociales sont invitées au festin de la grâce (Luc 14. 1-24). C’est ce qu’ils auraient dû connaître et pratiquer.
Au cours d’un souper avec ses disciples, le Seigneur montre, en lavant lui-même leurs pieds, comment servir ses frères (Jean 13. 15). À la fin de ce repas, il institue son mémorial. Quels souvenirs !
Le soir de sa résurrection, deux disciples reconnaissent Jésus quand ils le voient bénir et rompre le pain à Emmaüs (Luc 24. 30,31). Quelle délicatesse envers ceux qui ne l’avaient pas reconnu en chemin !
Quelques jours plus tard, le Seigneur prépare un simple repas sur le rivage du lac de Galilée, pour Pierre et six autres disciples qui rentrent de la pêche. Et ce n’est qu’après le repas que le Seigneur va au fond des choses avec Pierre qui l’avait renié (Jean 21. 15). Des années plus tard, Pierre s’en souvient et donne, comme preuve de la résurrection, que lui et les autres disciples ont mangé et bu en présence du Ressuscité (Act. 10. 41).
Prendre un repas avec d’autres personnes brise les barrières. Chacun est assis au même niveau et les tensions se réduisent. Après un repas, les conversations deviennent plus personnelles, les invités s’ouvrent plus facilement. La plupart des personnes ne peuvent pas écouter avant d’avoir été elles-mêmes entendues. Ce qui les intéresse n’est pas ce que nous savons ou même pensons, mais de sentir que nous les aimons, que nous avons de l’intérêt pour leurs problèmes et leurs difficultés.
Ouvrons donc nos maisons et pratiquons l’hospitalité (Rom. 12. 13 ; Héb. 13. 1, 2).
Source (Plaire au Seigneur)