"Les fondements étaient en pierres de prix, de grandes pierres... Et au-dessus, il y avait des pierres de prix, des pierres de tailles selon les mesures, et du cèdre. Et la grande cour avait, tout à l'entour, trois rangées de pierre de taille et une rangée de poutres de cèdre..." 1 Rois 7. 12
Un lecteur attentif et qui a quelques notions de maçonneries aura vite fait de déceler dans ce texte une particularité d'agencement surprenante : "... trois rangées de pierres et une poutre de cèdre".
On retrouve en Orient ce type

de construction. Des rangées de grandes pierres sont séparées par une couche de petites pierres avec, en façade, une poutre de bois. (Cela est bien visible sur cette photo d'une muraille de Meguiddo).
Pourquoi donc ce type de construction ? Pour résister aux secousses sismiques (tremblement de terre) ! En effet, cette couche de petites pierres et sa poutre de bois à l'avant permettaient au mur de « jouer » légèrement sans se disloquer. Le temple de Salomon était donc pourvu de ce système antisismique.
Dans le N.T., le temple représente aussi bien l'Église universelle que l'église locale (1 Cor. 3.16 ; 1 Pi. 2. 20-22). Que peut nous suggérer un mur antisismique ?
Les croyants sont des pierres, des pierres vivantes (1 Pi. 2. 5). Certains ont peut-être beaucoup d'apparence par leur fonction : ce sont « les grandes pierres ». Mais à eux seuls, ils ne peuvent pas assurer la solidité de l'ensemble. Contrairement aux apparences, ils peuvent facilement se disjoindre en cas de désaccord. Ils ont besoin entre eux de cette couche de « petites pierres », des rachetés de peu d'apparence dans l'église, mais fidèles. Ils ont aussi besoin de cette poutre longitudinale qui nous parle du Saint Esprit qui nous unit dans la pratique. Une telle église locale sentira certes les secousses, mais résistera aux ébranlements dévastateurs.
Peut-être ne suis-je qu'une petite pierre, mais ma piété, appuyée sur le Saint Esprit, est importante le jour où mon église locale est secouée.
Source (Plaire au Seigneur)