“Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble !” Psaume 133. 1
La fraternité : probablement, nous en gardons un bon souvenir dans notre famille. Nous la voyons avec bonheur entre nos enfants. Quelle entente, quelle connivence, quelle complémentarité, quelle compréhension à demi-mots, quelle estime, en un mot quel amour peut exister entre frères ou entre frères et sœurs ! Et cela peut durer toute une vie, avec des formes différentes. Quelle joie de trouver dans une fratrie ces frères et sœurs qui s’épaulent dans les épreuves de la vie, prennent des nouvelles, prient les uns pour les autres et s’encouragent… Combien c’est beau et bienfaisant dans la vie que ces liens familiaux !
La Parole de Dieu emploie cette image de la fratrie dans notre humanité pour la transposer dans le domaine spirituel. Par la nouvelle naissance, une régénération de vie s’opère par le Saint Esprit et la Parole (Jean 3). Ainsi, la personne devient un enfant de Dieu : “né de Dieu” dit Jean. Comme ce processus spirituel est le même pour tous et procède de Dieu, le Père, tous les croyants sont frères et sœurs. Les références à ces titres sont très nombreuses dans le N.T.
À l’image d’une famille humaine unie et fraternelle, l’Église composée de frères et de sœurs qui s’aiment et s’entraident, est tellement belle ! Voyez, par exemple, ces premiers chrétiens qui étaient “un cœur et une âme” et qui faisaient attention aux personnes dans le besoin (Act. 4. 3234) ! Voyez Phœbé “notre sœur” qui sert l’assemblée à Cenchrée (Rom. 16. 1) et “le frère” envoyé avec Tite pour apporter des collectes et dont Paul fait l’éloge (2 Cor. 8. 18-22). Voyez aussi “les frères” de Rome qui parcourent 70 km jusqu’au “Forum d’Appius”, pour venir à la rencontre de l’apôtre Paul qu’ils connaissaient seulement par ouï-dire (Act. 28. 15). Et dans l’assemblée qui se réunit dans la maison de Philémon, il y a “la sœur” Apphie et Onésime, l’esclave repentant que Philémon doit recevoir comme un “frère bien-aimé”…
On n’en finirait pas d’énumérer ces beaux récits de fraternité !
Les fratries humaines connaissent parfois des tensions. Cela arrive aussi dans l’Église. Préserver ou restaurer les relations, cela demande de l’amour, de la grâce, de la patience… et une bonne maîtrise de notre langue et de notre attitude. Nous y reviendrons demain.
Au fait, notre église locale offre-t-elle quelques tableaux de fraternité ? Y suis-je pour quelque chose ?
Source (Plaire au Seigneur)