“L'orgueil de l'homme devra s'incliner, sa grandeur sera abaissée : l'Éternel seul sera élevé, ce jour-là.” Ésaïe 2. 17
L’orgueil consiste essentiellement à oublier que l’homme est une créature dont l’existence, les aptitudes physiques, mentales ou spirituelles dépendent de Dieu. L’homme s’attribue le mérite de ce qu’il est, de ce qu’il pense, de ce qu’il dit ou de ce qu’il fait. L’orgueil est donc avant tout un péché contre le créateur. C’est l’orgueil qui a été la faute de Satan et celui-ci s’efforce de l’éveiller en l’homme depuis le début : “vous serez comme Dieu” (Gen. 3. 5).
L’orgueil existe à tous les niveaux de la société. Un malfaiteur s’enorgueillit de braver les lois humaines. Un artiste s’enorgueillit de sa réputation, un sportif de ses victoires, un homme d’affaires de sa fortune, un politicien de son prestige. Mais aussi, de plus en plus de personnes s’enorgueillissent de s’être libérées des lois morales par lesquelles Dieu retient le développement du mal.
L’orgueil est aussi le fait de ceux qui prétendent connaître Dieu mais se servent de la religion pour gagner un statut social et du pouvoir sur les autres. Tel était le cas du pharisien qui priait : “Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d'impôts.” (Luc 18. 11).
L’orgueil guette également tous ceux qui détiennent du pouvoir, qui sont flattés de prendre des décisions, de commander autrui. Ils oublient que cette autorité leur a été confiée par Dieu. Nebucadnetsar est l’exemple d’un roi orgueilleux, contraint de reconnaître l’autorité suprême de Dieu (Dan. 4. 37).
L’orgueil est signalé par le Seigneur Jésus comme ce qui vient du cœur de l’homme et qui le souille (Marc 7. 21, 22). Le chrétien doit donc être attentif à sa manifestation. Les pensées de la chair peuvent enfler le chrétien d’un “vain orgueil” (Col. 2. 18) ; “l’orgueil dû aux richesses - vient non du Père, mais du monde” (1 Jean 2. 16).
La pensée qui a été dans le Christ Jésus l’a conduit à l’abaissement, jusqu’à la mort sur la croix (Phil. 2. 5-8). L’apôtre affirme donc qu’il ne veut se glorifier qu’en la croix de notre Seigneur Jésus Christ. L’amour, qui ne s’enfle pas d’orgueil, était devenu sa priorité (1 Cor. 13. 4 ; 14. 1).
Source (Plaire au Seigneur)