“Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.” Romains 8. 25
Dans le langage courant, les mots espérance ou espoir comportent une idée d’incertitude : ce que nous espérons risque fort de ne pas se réaliser. Dans la Bible, c’est le contraire : le mot espérance exprime une certitude, tout simplement parce que notre espérance ne vient pas de nous, elle est donnée par le Dieu “qui ne ment pas” (Tite 1. 2).
Notre espérance, c’est avant tout une personne : “Jésus-Christ, notre espérance” (1 Tim. 1. 1). Par lui et en lui le plan de Dieu s’accomplira, de telle sorte que nous recevrons la part de bénédiction promise :
– la vie éternelle (Tite 1. 2), c’est-à-dire la plénitude de la relation de communion avec le Père et le Fils par le Saint Esprit. Cette relation nous unit déjà maintenant et elle sera pleinement épanouie dans le ciel. Là, nous sera pleinement révélée la gloire de Dieu dans laquelle il nous introduira (Col. 1. 27 ; Rom. 5. 2).
– la délivrance de notre corps terrestre (Rom. 8. 23-25).
En attendant la réalisation finale de cette espérance, nous avons la ferme assurance que Dieu tient toutes choses dans ses mains, et qu’il veille sur nous dans tous les dangers qui nous guettent dans notre trajet jusqu’au ciel. Il ne délivre pas nécessairement de toute persécution ni même du martyre (2 Tim. 3. 12 ; Héb. 11. 35-37), il nous appelle à la communion de ses souffrances (Phil. 3. 10).
L’espérance est un aspect essentiel de la vie chrétienne, car elle nous entraîne sur le chemin de :
– la joie : celle d’être bientôt avec le Seigneur (Rom. 12. 12).
– la confiance : le salut est la certitude d’une délivrance accomplie pour ce qui concerne notre âme et d’une délivrance prochaine pour ce qui concerne notre corps. L’espérance du salut est comme un casque (Eph. 6. 15) qui proclame notre confiance et nous protège du découragement.
– la sanctification : “Mais nous savons que, lorsque Christ apparaîtra, nous seront semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Toute personne qui possède cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur” (1 Jean 3. 2, 3).
Comment affermir notre espérance ? Avant tout par la lecture et la méditation de la Bible, dans la prière, car “tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction afin que, par là persévérance et par le réconfort que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance” (Rom. 15. 4).
Source (Plaire au Seigneur)