“Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement.” 1 Pierre 2. 21-23
Connaissez-vous Jotham, fils de Gédéon ? La Bible ne dit que peu de choses sur lui. Il apparaît brusquement dans l’histoire du peuple juif, puis disparaît aussitôt. Mais dans ce que Dieu relève de cet homme, nous découvrons un homme courageux, sage, spirituel.
Jotham, le plus jeune fils de Gédéon, échappe au massacre de tous ses frères, égorgés sur une seule pierre par son odieux et orgueilleux demi-frère Abimélec (Jug. 9. 5). Quelle souffrance dans la vie de Jotham dans cet horrible drame familial ! Pourtant, par son discours aux hommes de Sichem qui ont pris le parti d’Abimélec (v. 7-20), il montre qu’il est un digne fils de son père, qu’il vit ces terribles circonstances avec Dieu. Il n’a pas peur de dire la vérité et de rendre témoignage.
Par une fable où des arbres tiennent lieu de personnages (v. 7-15), Jotham essaie de toucher la conscience de la population : “Hommes de Sichem, avez-vous choisi l’olivier, la vigne ou l’épine pour régner sur vous ? N’est-ce pas l’épine qui vous a proposé de dominer sur vous ?”
Ensuite, Jotham rappelle les faits : “Mon père a combattu pour vous, et a exposé sa vie… vous avez tué ses fils, soixante-dix hommes… vous avez établi roi Abimélec” (v. 17, 18). Et il encadre ces faits de deux déclarations presque identiques : “Si vous avez agi avec vérité et intégrité… réjouissez-vous, sinon qu’un feu vous dévore !” (v. 16, 19, 20). Jotham ne se pose pas en juge des intentions profondes des habitants de Sichem. Dans sa douleur, il s’en remet à celui qui juge justement ; c’est ainsi que nous devons agir à l’instar de Christ qui, “lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage…” (verset du jour).
Après ce discours remarquable, Jotham s’enfuit au sud du pays, à Beër-Shéba, et il laisse Dieu agir. Il disparaît à nos regards, et Dieu agit au bout de trois ans de patience (v. 22, 23)
Jotham est passé très furtivement dans l’histoire, mais il nous a laissé une grande leçon à méditer.
Source (Plaire au Seigneur)