“David convoita et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins et puisèrent l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel.” 2 Samuel 23. 15, 16
Au cours de la guerre entre les Philistins et David, ce dernier se trouve un jour à Adullam, alors que ses ennemis ont envahi Bethléhem “au temps de la moisson” (2 Sam. 23. 13). David pense avec nostalgie à l’eau de sa ville natale ; ce n’est pas un ordre qu’il donne (verset du jour), c’est un souhait qui touche le cœur de ses compagnons. Immédiatement, trois hommes se lèvent et partent pour Bethléhem, à une journée de marche. Au péril de leur vie, ils forcent le passage au milieu des Philistins et ramènent le précieux breuvage à leur roi. L’eau obtenue à ce prix a trop de valeur pour être bue : David en fait une libation à l’Éternel. Ces trois fidèles font partie des “hommes forts” de David.
Le désir de David venait simplement d’une nostalgie pour le goût particulier de l’eau de son enfance. Aujourd’hui aussi notre Maître a soif ; mais ce n’est pas de la nostalgie personnelle : il a soif de dévouement pour lui, pour le royaume de Dieu. Qui est prêt à combattre pour répondre à ce désir ? Désirons-nous réellement réjouir son cœur ? Sommes-nous prêts à prendre des risques pour lui ? Avons-nous un jour forcé un passage à travers les lignes de défense de l’ennemi ?
De nos jours, certains de nos frères et sœurs dans divers pays sont prêts à laisser leur vie pour le Maître ; ils sont pourchassés, frappés, privés de leurs biens et de leur liberté ; mais ils demeurent fidèles, ne reniant pas le nom du Seigneur. Dans nos pays bien paisibles, nous ne voyons peut-être pas quel passage nous aurions à forcer ! Mais il existe certainement des résistances et des oppositions envers Dieu : si nous sommes fidèles, les combats spirituels ne vont pas manquer !
Nous disons l’aimer, montrons-le lui ! Peut être avons-nous un passage à forcer pour cela…
Source (Plaire au Seigneur)