“Proclamez la grandeur de l'Éternel, notre Dieu, et prosternez-vous sur sa montagne sainte, car il est saint, l'Éternel, notre Dieu !” Psaume 99. 9
La sainteté est la caractéristique essentielle, fondamentale, de Dieu. Si le mot « saint » exprime la notion de différence, de séparation, alors le mot « sainteté » exprime l’absolue différence, l’entière dissemblance d’avec qui et quoi que ce soit. Dieu est le « Tout Autre ».
Anne, après avoir amené au sanctuaire l’enfant Samuel que l’Éternel lui avait accordé, se réjouit dans sa délivrance et, plus encore, dans son auteur. Elle sait désormais que Dieu est insurpassable et incomparable, comme elle l’exprime dans sa prière : “Personne n'est saint comme l'Éternel. Il n'y a pas d'autre Dieu que toi, il n'y a pas de rocher pareil à notre Dieu” (1 Sam. 2. 2).
Marie, la mère de Jésus, dans son Magnificat, célèbre la puissance, la sainteté, la miséricorde de Dieu, trois perfections qui se sont manifestées dans les grandes choses qui lui ont été faites : “Parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses pur moi. Son nom est saint” (Luc 1. 49). Quand le jeune Ésaïe est appelé par Dieu au ministère prophétique, il est admis à contempler une scène glorieuse (Ésaïe. 6. 1-4) : “J'ai vu le Seigneur assis sur un trône très élevé”. Tout exalte sa grandeur : le tremblement de terre, la voix, la fumée, l’élévation du trône, les séraphins qui se couvrent la face devant lui… Il est bien le Roi, l’Éternel des armées, ce Dieu puissant qui domine sur tout l’univers !
Ésaïe entend les séraphins qui se tiennent au-dessus du trône du Seigneur et adorent l’Éternel en se répondant mutuellement : “Saint, saint, saint est l’Éternel, le maître de l'univers !” (Ésaïe. 6. 3). La triple répétition du mot saint exprime le caractère absolu de cet attribut divin.
Devant la proclamation de la sainteté de Dieu, le prophète prend conscience de sa propre indignité. Un charbon ardent touche alors ses lèvres pour le purifier et le rendre capable d’accomplir la mission que Dieu va lui confier.
C’est ainsi que Dieu discipline ses enfants, “afin que nous participions à sa sainteté”. Dans notre vie chrétienne, il suscite la cohérence qui convient à sa sainteté. “Progressions dans la sainteté” (Hébreux. 12. 10, 14).
Avoir conscience de la sainteté de Dieu conduit nos cœurs à la louange dans un élan respectueux : “Qui ne pourrais pas te craindre, Seigneur, et rendre gloire à ton nom ? Oui, toi seul, tu es saint, et toute les nations viendront t'adorer, parce que tes actes de justice ont été révélés” (Apocalypse. 15. 4).
Source (Plaire au Seigneur)