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La bonne réponse !

Mardi 6 Janvier 2026

La bonne réponse !

Matthieu 20.30 et 34 – Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent : « Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! »... Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; et aussitôt ils recouvrèrent la vue, et le suivirent.

Je crois qu’il y a, dans ces versets, une leçon essentielle pour nous aujourd’hui. Ces deux aveugles crient et réclament de la pitié, mais la réponse du Seigneur n’est pas la pitié : c’est la compassion. À première vue, la nuance peut sembler minime, presque insignifiante. Pourtant, elle est fondamentale. Il s’agit de deux sentiments profondément différents, qui ne produisent pas du tout les mêmes effets.

La pitié naît d’un constat extérieur. Nous observons une situation de souffrance et une réaction émotionnelle s’installe : « Les pauvres... c’est vraiment triste... cela doit être terrible à vivre... » La pitié peut ressembler à de l’empathie, mais elle reste souvent passive. Elle ne transforme rien. Pire encore, elle peut parfois révéler une forme de distance, voire de supériorité inconsciente : celui qui regarde est debout, celui qui souffre est en bas. Le regard descend, mais il ne rejoint pas.

La compassion, elle, vient de compatir. Ce mot associe pâtir, c’est-à-dire éprouver la souffrance, et le préfixe com, issu du latin « cum », qui signifie avec. Compatir, c’est donc souffrir avec. Ce n’est plus un regard lointain, mais une rencontre. La compassion implique un engagement intérieur qui conduit inévitablement à l’action. Elle ne se contente pas de ressentir : elle pousse à agir.

Lorsque nous compatissons réellement, nous nous impliquons. Nous acceptons d’être touchés, dérangés, parfois même bousculés. Et nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour soulager la souffrance de l’autre, avec les moyens dont nous disposons. La compassion devient alors une réponse concrète, adaptée, vivante. Le regard n’est plus du haut vers le bas, mais face à face.

Le monde qui nous entoure n’a pas besoin de notre pitié. Il a besoin de notre implication. Et les membres du corps de Christ n’ont pas besoin d’être plaints : ils ont besoin d’être soutenus, portés, accompagnés. C’est exactement ce que l’apôtre Paul exprime lorsqu’il écrit : « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui » (1 Corinthiens 12.26). Voilà la compassion vécue dans le corps de Christ.

Aujourd’hui encore, des cris s’élèvent, cherchant un secours véritable. La question n’est pas de savoir si nous les entendons, mais quelle sera notre réponse ?

Bonne réflexion

Pasteur Claudy

Source (EZ37M) 

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