Jeudi 9 Janvier 2025
Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance. Ésaïe 61.1
Mathilda et le géant
/image%2F0676102%2F20250109%2Fob_6fe57f_imam-fadly-uuacbqp62xw-unsplash-1024x6.jpg)
La finlandaise Mathilda Wrede (1864-1928) s’est consacrée à annoncer l’Évangile aux prisonniers et à améliorer leurs conditions de vie déplorables.
Un jour, elle entre dans la cellule de Matti, un colosse enchaîné dans des fers, coupable de sept assassinats. « Je vous défie, dit-il avec mépris, de m’expliquer n’importe quel passage de la Bible et de me démontrer qu’il me concerne. » Mathilda ouvre le livre à la première page et le prisonnier lui lance : « Prenez les trois premiers versets (Genèse 1.1-3). »
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. « La terre, explique-t-elle, est celle du dehors. Mais elle est aussi le cœur de Matti, que Dieu a créé. »
La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme. « Comme le cœur de Matti, la terre est déserte et vide de ce qui est bon, pur, aimant. Ses ténèbres sont aussi profondes que celles de Matti. »
Et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. « Quand Matti se tournera vers Dieu, celui-ci dira : Que la lumière soit ! et il en sera ainsi pour lui. »
Mathilda ferme la Bible. Tout à coup le géant s’effondre sur le sol, secoué par de terribles sanglots. Il pousse un cri vers le ciel et la lumière divine descend sur lui.
Françoise Lanthier
__________________
Lecture proposée : Livre du prophète Ésaïe, chapitre 61.
Source (Vivre Aujourd'hui)