Lundi 16 Décembre 2024
Ne pas juger
« Si ton frère s’est rendu coupable, va le trouver et convaincs-le de sa faute... » Matthieu 18.15 Version Bible du Semeur
Le milieu chrétien est de plus en plus influencé par les pensées du monde qui viennent à l’encontre de l’enseignement des Saintes Écritures. Trop souvent le refrain du « il ne faut pas juger » revient dès qu’un croyant décide de remettre légitimement en question la (les) faute(s) de l’un(e) de ses frères et sœurs spirituel(le)s. Ne pas juger est devenu l’excuse charnière pour ne rien dire et laisser notre prochain dans ses fautes, lui assurant ainsi la conviction et l’illusion d’être dans son bon droit, puisque personne ne doit se permettre de le mettre en garde sous peine d’être dénoncé comme « juge ». De même, le refus d’être remis en question entraîne souvent les coupables à traiter de « juges » celles ou ceux qui les reprennent sur leurs péchés. Les principes et les règles bibliques sont alors bafoués au prétexte que Dieu connaît les cœurs et s’occupera avec bienveillance des personnes en question. Certes, cela est en partie vrai, mais la Parole de Dieu ne nous enseigne pas non plus à tout ignorer en disant que Dieu est bon et qu’Il est aux commandes. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes destinés à être des sentinelles dans ce monde. Et quel est le rôle d’une sentinelle ? Avertir, alerter, prévenir de ce qu’elle voit, de ce qu’elle entend, de l’arrivée de toute forme de danger. Ézéchiel (chapitre 3) nous décrit la responsabilité de cette dernière : répéter les paroles de Dieu aux coupables afin de les inciter à se détourner de leurs fautes. Si donc notre frère ou sœur dans la foi pèche, nous sommes en droit, nous avons même le devoir, de lui révéler sa faute afin de ne pas nous en rendre complices en la couvrant par notre silence. Bien sûr, cela doit se faire avec sagesse et nous devons également être cohérents et nous assurer que notre situation personnelle n’est pas pire que la sienne ; car comment ôter la paille qui est dans l’œil de mon prochain alors que j’ai une poutre dans le mien ? Selon la Bible, nous avons le devoir de signaler à notre frère ou notre sœur sa faute si elle est évidente, et également de prier pour cette personne. Car si cette dernière vit dans le péché parce que cela est toléré par l’Église, elle court à sa perte. En nous taisant et en nous gardant de la prévenir, nous sommes coupables devant l’Éternel de ne rien avoir fait, de ne pas avoir retransmis les paroles de Dieu pour qu’elle se détourne du mal. Mais si, avertie, elle refuse toute remise en question, nous sommes dégagés de nos responsabilités.
Source (Sa Parole pour Aujourd'hui)