• “Élie était un homme de la même nature que nous : il pria avec instance pour qu’il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois” (Jacques 5.17).

     

    Ce texte de l’épître de Jacques mentionne Élie comme étant un exemple d’homme de prière. Nous aurions pu citer bien d’autres hommes ou femmes de prière, mentionnés dans la Bible, tels Abraham, Moïse, David, Daniel, Anne etc. mais nous resterons sur ce rappel de l’efficacité de la prière d’Élie. Pourquoi prendre cet exemple ? Parce qu’il est précisé qu’Élie était un homme de la même nature que nous. Parfois nous pourrions penser que l’efficacité dans la prière n’est réservée qu’à des hommes et des femmes très spirituels, hors du commun des croyants. Mais non il n’en n’est pas ainsi ! Élie était comme nous. Il avait ses points forts et ses points faibles. Il était capable de défier les prophètes de Baal sur le mont Carmel et peu de temps après fuir devant les menaces de Jézabel. Nous nous sentons proches de cet homme, conscients que nous sommes comme lui, avec des élans de zèle et de foi, suivis de temps de découragements. Nous avons nos hauts et nos bas, comme Élie. Alors son exemple de persévérance nous encourage. «Il pria avec instance !» Alors que la sécheresse ruinait le pays, il pria avec persévérance pour qu’il pleuve, et Dieu envoya la pluie. Parfois nous pouvons connaître des temps de sécheresse spirituelle, le ciel est fermé, autour de nous nous voyons le découragement et la lassitude. Que nous reste t-il ? Il nous reste la ressource de la prière. Élie a prié avec persévérance et Dieu est intervenu. Parfois, il peut nous arriver de céder du terrain, de fuir, de nous décourager, de faire même marche arrière, mais souvenons-nous que le chemin de la prière c’est celui qui nous permet de relever la tête, de retrouver l’espoir, de reprendre la route. Cette persévérance nous la retrouvons chez une femme mentionnée dans les évangiles. La prière instante de la femme grecque, syro-phénicienne, fut suivie de la délivrance de sa fille (Marc 7.24/30).

    Un conseil pour ce jour :

    Vous traversez des moments difficiles et cela dure depuis longtemps, alors comme cette femme et Élie, ne baissez pas les bras, persévérez dans la prière, croyez que Dieu n’a pas dit son dernier mot. Il vous aime.

    Paul Calzada

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  • "Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions" (Jacques 4.3).

     

    Je suppose qu’il vous est arrivé de dire à vos jeunes enfants, qui demandaient quelque chose : "Je n’entends pas", non parce que vous étiez sourds, mais parce qu’ils demandaient mal. Il manquait les mots magiques : "S’il te plaît" ou "merci".

    Dans ce verset, Jacques nous dit qu’il peut nous arriver également de demander mal. Non seulement parce que nous n’emploierions pas des formules de politesse, mais parce que nous ne demanderions pas avec de bonnes motivations. 

    Un chrétien, désireux de voir les païens des pays lointains être sauvés, commença à prier pour leur salut en ces termes : "Seigneur, sauve les païens".

    Au bout d’un certain temps, il s’est aperçu qu’il demandait à Dieu de faire, sans que les croyants s’impliquent. Alors il modifia le contenu de sa requête, et pria en disant : "Seigneur envoie des missionnaires, afin qu’ils évangélisent les païens, et que ceux-ci se convertissent". 

    Par la suite, il continua de prier, mais en se sentant lui-même responsable. Il commença à dire : "Seigneur, si tu n’as personne qui soit prêt à aller, alors me voici disponible pour aller".

    En persévérant dans la prière, il changea encore sa requête en disant : "Seigneur, tu sais que je désire sincèrement que les païens soient sauvés, si je ne suis pas celui que tu veux pour les évangéliser, s’il te plaît, choisis-en un autre".

    Finalement il pria en disant : "Seigneur, envoie qui tu voudras envoyer, et si quelqu’un est appelé mais n’a pas les ressources financières pour partir, je veux prendre part à son soutien, sans que mon nom figure sur la liste des donateurs, la seule chose que je désire, c’est que les païens te connaissent".

    Nous observons comment la forme et l’esprit de la prière ont évolué chez cet homme. Que s’est-il passé ? Il s’est rendu compte, qu’il demandait mal. D’abord il demandait à Dieu de faire, alors que Dieu nous a dit : "Allez". Ensuite il s’est aperçu qu’il demandait que d’autres fassent, mais pas lui. Quand il l’a remarqué, il s’est impliqué lui-même, mais avec un léger sentiment d’être l’homme de la situation. Enfin il s’oublie totalement, tout en s’impliquant, et la modestie, l’amour, le don de soi, sont les motivations qui sous-tendent sa prière.

    Ma prière en ce jour :

    Apprends-moi Seigneur à prier selon ta volonté, avec des sentiments et des motivations qui t’honorent. Amen !

    Paul Calzada

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  • "Priez sans cesse" (1 Thessaloniciens 5.17).

     

    Au travers de deux paraboles, Jésus souligne l’importance de prier sans se relâcher. Nous trouvons ces deux belles histoires dans l’évangile de Luc (Luc 11.5/8 et Luc 18.1/8). Dans ces deux textes, Jésus rappelle que la persévérance est essentielle lorsque nous prions.

    Dans le texte vu précédemment, Paul dit aux Éphésiens : "Faites en tout temps… toutes sortes de prières" (Éphésiens 6.18). Tous ces passages de la Bible, et bien d’autres encore, nous montrent combien il est important d’entretenir une communion constante avec Dieu par Jésus. Prier sans cesse n’est pas une récitation ininterrompue de pétitions et demandes en tous genres. Ce n’est pas dire et redire sans interruption, tout ce que nous pensons que Dieu devrait faire.

    Prier sans cesse, c’est respirer Dieu. C’est comme aimer un être cher, que nous soyons près de lui, ou pas, nous ne cessons de l’aimer. Prier sans cesse, c’est avoir une relation d’amour avec Dieu. Notre esprit reste en communion avec lui quoi que ce soit que nous fassions.

    Louis Schweitzer a dit : «Prier, c'est d'abord donner du temps à Dieu.» Nous avons tous entendu cet adage : «La prière est la respiration de l’âme». J’aime bien cette image car elle nous renvoie à une réalité qui échappe à notre conscient. Nous respirons jour et nuit (sans cesse), sans que nous en soyons conscients. La respiration traduit une réalité de vie. Je vis parce que je respire, et je respire parce que je vis. Nous n’avons aucun effort à faire pour respirer. De même lorsque notre vie est cachée en Christ, nous n’avons aucun effort à faire pour prier. Notre intimité avec Dieu est déjà une prière. Elle peut prendre diverses formes comme la louange, l’adoration, l’humiliation, l’intercession... mais quelle que soit la forme elle découle de notre communion avec Dieu.

    Il est évident, que le fait de dire à un mort : «respirez sans cesse» ne le ramènera pas à la vie. De même cela n’a aucun sens de dire à quelqu’un qui n’a pas reçu la vie divine par Jésus-Christ : «Priez sans cesse». Il faut d’abord que Christ vive en nous, et alors la prière devient respiration de l’âme. A deux reprises, le prophète David parle de cette constance dans la prière : "J’ai constamment l’Éternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas" (Psaumes 16.8). Et : "Je tourne constamment les yeux vers l’Éternel..." (Psaumes 25.15). Il relie cette constance au fait de porter ses regards sur Dieu. Non pas au fait de parler à Dieu, mais de le regarder avec les yeux du cœur.

    Un conseil pour ce jour :

    Ne considérez pas la prière comme une attitude, mais comme l’expression de la vie de Dieu en vous. Laissez Dieu vivre en vous et vous saurez alors ce que signifie : "Priez sans cesse".

    Paul Calzada

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  • "Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses" (Psaume 34.7).

     

    L’angoisse, la dépression, le découragement, la peur, la tristesse peuvent fondre sur nos vies en diverses circonstances. Que faire ?

    On raconte qu’un jour, le célèbre compositeur Haydn était en conversation avec deux de ses amis. Ils parlaient de leur différente façon de réagir face à la tristesse et à la déprime.

    L’un de ses amis disait : "Quand je me sens mal, découragé et triste, je prends un verre de cognac, et cela me réconforte !"

    L’autre disait : "Moi, ce que je fais, c’est de prendre mon violon et de jouer. Il n’y a rien comme la musique pour me remonter le moral et alléger ma peine".

    Haydn leur dit : "Pour ma part, quand je me sens triste, je prie le Seigneur. Nul n’est semblable à lui pour consoler et restaurer mon âme".

    Voilà trois démarches possibles : s’enivrer pour oublier, se plonger dans une intense activité, ou prier ! Un ancien cantique disait : "Es-tu lassé, rempli de tristesse ? Dis tout à Jésus ! Son cœur est ouvert à ta voix sans cesse. Oh ! Dis tout à Jésus ! Il peut comprendre, il aime à t’entendre. Il voit tes yeux rougis par les larmes… Il connaît ton cœur, il sait tes alarmes… Et pour demain ce que tu redoutes : Dis tout à Jésus !"

    Des siècles avant Haydn, le roi David, plongé dans un abîme de tourments, a dit : "Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, j’ai crié à mon Dieu ; il a entendu ma voix…" (Psaume 18.7).

    Au travers de tous les siècles, des hommes et des femmes, aux heures sombres de leur vie, ont prié Dieu, et ont expérimenté son secours.

    Il existe divers numéros d’urgence pour répondre à des situations dramatiques. Non seulement le SAMU, les pompiers, ou la police, mais aussi divers numéros pour les femmes battues, les enfants maltraités etc. Cela est une bonne chose. Mais parfois, pour diverses raisons, l’appel n’est pas entendu ; la ligne est coupée, et il n’y a pas d’interlocuteur.

    Sachez que la ligne du ciel n’est jamais encombrée.

    Un conseil pour ce jour :

    A l’heure où vous-même passez par l’angoisse, le découragement, la tristesse, la dépression… adressez-vous à Dieu. Vous verrez quelle extraordinaire bénédiction procure ce temps de communion avec votre créateur.

    Paul Calzada

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  • "Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance..." (Éphésiens 6.18)

     

    Que signifie prier par l’Esprit ?

    Dans l’épître aux Corinthiens, l’apôtre parle de deux manières de prier : «Je prierai par l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence...» (1 Corinthiens 14.15). Il précise que prier par l’esprit, c’est parler en langues : "Si je prie en langue, mon esprit est en prière mais mon intelligence demeure stérile" (1 Corinthiens 14.14). La prière par l’esprit est donc une prière inspirée par le Saint-Esprit.

    L’apôtre précise encore : "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints" (Romains 8.26/27).

    Nous sommes certainement plus enclins à prier avec notre intelligence, mais il a plu à Dieu de nous assister dans la prière, par le Saint-Esprit. Apprenons à accepter et à utiliser cette divine assistance. Voici trois formes de prières que l’Esprit peut nous inspirer :

    Premièrement, des prières prophétiques : L’Esprit communique à notre esprit des sujets qui nous sont surnaturellement révélés. Notre esprit reçoit cette révélation, et nous prions avec nos mots pour le besoin qui nous a été  révélé. C’est le cas d’Ananias allant prier pour Saul de Tarse (Actes 9.10/19).

    Deuxièmement, des prières en langues mentionnées par l'apôtre Paul, dans l'épître aux Corinthiens (1 Corinthiens 14.14/15). Bien qu’incompréhensible à notre intelligence, le parler en langues est un des moyens par lequel nous adressons à Dieu des prières qu’il comprend, mais surtout qui sont dans sa volonté puisque inspirées par le Saint-Esprit. (1 Corinthiens 14.2 et 28).

    Troisièmement, des soupirs inexprimables de l'Esprit Saint, dans notre âme (Romains 8.26/27). Parfois les mots nous manquent, mais Dieu comprend les soupirs de notre âme : "Mes soupirs ne te sont point cachés" (Psaume 38.10).

    Prier par l’Esprit, c’est être certain d’exprimer des prières, même si nous ne les comprenons pas toujours, qui correspondent le mieux à la pensée de Dieu.

    Un conseil pour ce jour :

    Ne vous contentez pas de redire des prières apprises par cœur. Soyez remplis du Saint-Esprit, et apprenez à le laisser inspirer vos prières.

    Paul Calzada

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